• Une Pietà, ou vierge de piété, en bois polychrome du XVIème siècle, a rejoint la basilique.


  • Haute de 88 cm, elle représente la Vierge Marie, priant les mains jointes et tenant sur ses genoux son enfant, le Christ descendu mort de la Croix avant sa mise au tombeau et sa résurrection.


    Hélène Gruau, restauratrice, Céline Robert, conservatrice,

    Raymond Blévat, adjoint au maire, labbé Poilvet en charge de la communauté.

    Son installation dans la basilique a eu lieu le 31 mars 2011 en présence de l’abbé Poilvet, en charge de la communauté des paroisses de Quintin, Plaintel et Plœuc, Raymond Blévat pour la municipalité, Claude Morin et François Kergoat, anciens maires, Hélène Gruau, restauratrice, Céline Robert, conservatrice et un nombreux public.


    Cette statue ornait l’ancienne chapelle quintinaise, aujourd’hui détruite, Notre Dame d’Entre les Portes, qui servait encore de lieux de culte en 1887. Ultérieurement elle a été placée dans une niche en pierre au premier étage d’un immeuble de la Grand’rue. Des cartes postales attestent de cette présence quand ces locaux abritaient la grande pharmacie principale (à l’époque des voitures à chevaux), puis le garage automobiles et le café Le Tertre.


    Elle provient d’un don effectué en 2004 par l’ultime propriétaire, le Crédit Mutuel de Bretagne qui a acquis l’immeuble pour y installer ses services locaux. La ville de Quintin, sous la conduite de Claude Morin, maire de l’époque, a signé une convention avec Jacques Kergoat, du conseil d’administration du CMB.

    Hélène Gruau, restauratrice de Touraine, a assuré la remise en état sous la direction de Céline Robert, conservatrice. Un traitement de quatre mois a, dans un premier temps, permis de se débarrasser des parasites du bois puis d’appliquer un traitement préventif. Après retrait d’une peinture blanche, consolidation et rebouchage du bois, réfection d’une base, la statue a retrouvé l’essentiel de son aspect. On discerne ce que pouvaient être ses vives couleurs d’origine. Le financement des travaux a été assuré par la Région et l’État.

    A terme, une réplique en résine, viendra occuper la niche de la façade du CMB. Cependant la fragilité de la statue exclut son moulage. Seule une numérisation en 3 dimensions, procédé coûteux, est susceptible de convenir.

    La statue est désormais inscrite à l’inventaire supplémentaire 2008 des Monuments Historiques.


    Au cours du pardon des 7 et 8 mai 2011, nous demanderons à Mgr Moutel, qui présidera ce pardon, de bénir cette œuvre d
    art exposée à la piété des visiteurs.