HISTOIRE

Un moine prédicateur dominicain venu d’Espagne

Vincente Ferrer membre de l’Ordre des Frères prêcheurs dominicains, né à Valence (Espagne) le 23 janvier 1350, décédé et enterré à Vannes en 1419, déclaré Bienheureux par le pape Calixte III le 3 juin 1455 est devenu alors Saint Vincent Ferrier. 
C’est à la demande du duc de Bretagne Jean V que le pape Benoît XIII l’envoie en France et aussi en Bretagne pour notamment « réformer les mœurs du peuple chrétien ». 

Partout en Bretagne il demande d’instituer une solennelle procession aux flambeaux le soir du Vendredi Saint.
De passage à Quintin en 1418, il demanda la même chose et cette procession est organisée pour la première fois et depuis lors, elle perdure.

LE JEUDI

Comme dans toutes les paroisses chrétiennes, les chrétiens se rassemblent pour célébrer la Cène, le dernier repas du Seigneur.
La veille de sa mort, au cours du repas pascal Juif, Jésus a voulu célébrer la Pâque avec ses apôtres. Le repas Pascal, chez les Juifs est un repas rituel, au cours duquel ils font mémoire des prodiges que Dieu a fait pour les sortir de l'esclavage en Égypte. 

C'est au cours de ce repas que Jésus a célébré son Mémorial. Ce faisant, il a changé la signification des rites Juifs. Il a célébré « sous forme rituelle » ce qu'il allait faire le vendredi (sa mort) et sa résurrection (le dimanche de Pâques). 

A l'issue de ce repas rituel, il a invité ses apôtres à refaire ce qu'il venait de faire. Ce jour-là, Jésus nous a laissé la Messe qui est le Mémorial de sa mort et de sa résurrection. Sous le signe du Pain et du Vin, les catholiques reconnaissent sa Présence.

LA PROCESSION AUX FLAMBEAUX DU VENDREDI SAINT


Cette manifestation religieuse vieille de plus de 600 ans (602 ans en 2010) s’est toujours déroulée à Quintin et ce sans interruption (1) depuis l’an 1418.
Certes au fil des époques le parcours a été modifié, raccourci notamment, mais la ferveur est demeurée intacte.

Il convient de mentionner que cette manifestation de leur Foi, par les processionnaires rassemblés autour du Christ en Croix, porté par de robustes épaules, est une cérémonie priante et recueillie, nullement polluée par des aspects parfois « folkloriques » des processions ibériques dont elle est cependant l’héritière.
Jusqu’aux années 50, la procession partait de la chapelle St-Yves et parcourait un long itinéraire en périphérie de l’ancienne ville close pour aller jusqu’au grand calvaire qui domine l’étang, revenant ensuite par le cœur historique de la Cité, la basilique et retour à la chapelle St-Yves.

De nos jours, l’itinéraire est plus resserré, même si la procession se rend toujours au grand calvaire de l’étang partant de la basilique pour y revenir, après être passée, à l’aller et au retour, dans le cœur historique de Quintin. 

Un chemin de lumière

Afin que la procession se déroule dans un « chemin de lumière » les services de la ville coupent l’éclairage public, les riverains des rues empruntées par la procession mettent en place sur les appuis de fenêtres de leur maison, des petits lumignons. 

(1) En effet, pendant l’époque révolutionnaire les chrétiens « processionnaient » en cachette dans les lieux du culte et lors de l’occupation allemande de 1941 à 1944, la procession se déroulait aussi à l’intérieur de la basilique.

PÂQUES

C'est la plus grande fête pour les chrétiens.
Ils célèbrent ce jour-là la victoire de Jésus sur la mort. St Paul dira, si Jésus n'est pas ressuscité, ça ne sert à rien de croire en Lui. C'est sur la foi en la résurrection de Jésus que repose toute la foi chrétienne.
Ce jour-là, beaucoup de baptêmes sont célébrés, c'est le jour idéal pour le faire.