Le financement des Eglises en Europe

En France, depuis la séparation des Églises et de l’État instaurant la laïcité (1905), aucun culte ne peut être subventionné par les pouvoirs publics. Pour continuer à assurer un traitement aux prêtres, l’Église a donc institué une contribution volontaire des catholiques : le Denier du Culte. Cette collecte a changé de nom en 1989, devenant le Denier de l’Église pour exprimer le fait que l’Église n’emploie pas uniquement des prêtres mais aussi des salariés laïcs qui assurent des missions pastorales ou administratives. Ce système est propre à la France.

EN BELGIQUE
En Belgique, nul besoin de collecte du Denier pour rémunérer les prêtres. En effet, la constitution belge reconnaît une « utilité sociale » aux religions : les ministres des cultes sont rémunérés directement par l’État et leurs pensions de retraite sont également prises en charge. De plus, les provinces ou les communes doivent mettre un logement à disposition des prêtres ou, à défaut, leur verser une indemnité compensatoire.

EN ALLEMAGNE
L’État autorise les Églises à prélever le Kirchensteuer, un impôt cultuel. Toute personne baptisée payant l’impôt sur le revenu doit reverser à l’Église un impôt dont les Länder (les régions) fixent le taux (entre 8 et 9 % de l’impôt sur le revenu). En plus de cet impôt cultuel, l’Église reçoit des subventions de l’État. Cet impôt s’applique également aux protestants et aux juifs.

EN ESPAGNE ET EN ITALIE
Dans ces deux pays, les contribuables peuvent choisir d’affecter une partie de leur impôt sur le revenu à l’Église ou à des associations. En Espagne, où seule l’Église catholique profite de cette disposition, 0,5 % de l’impôt peut lui être reversé. En Italie, les contribuables ont le choix de verser les 0,8 % de l’impôt sur le revenu à l’une des six communautés religieuses ayant signé un accord avec l’État, ou à l’État lui-même.

EN SUISSE ET EN AUTRICHE
En Suisse, la situation est différente selon les cantons : en Suisse alémanique, le système allemand de l’impôt ecclésiastique prévaut. À l’inverse, dans le canton de Vaud, l’Église est rémunérée par des subventions publiques. En Autriche, la loi prévoit un financement par une contribution obligatoire des fidèles : c’est alors aux Églises de lever cette contribution mais l’État les assiste pour contraindre les contribuables au paiement.

EN FRANCE : MOBILISONS-NOUS !
L’Église catholique en France ne peut compter que sur le don des baptisés pour faire vivre sa mission et donner les moyens nécessaires à ceux qui la servent. Dans notre diocèse, votre don au Denier donne les moyens de vivre et d’agir à 294 personnes. Merci pour votre participation !

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